Quels sont les différents types d’infections urinaires ?

Chaque année, plus de 800 000 patients français souffrent d’infections urinaires, selon une étude de l’Institut Fournier, à Paris. Si elle ne touche pas que les femmes, pour des raisons anatomiques, l’infection urinaire est cependant très courante chez la gente féminine. En effet, les bactéries provenant de l’environnement extérieur ont une distance plus courte à parcourir chez la femme que chez l’homme. Causée le plus souvent par des bactéries, l’infection peut toucher n’importe quelle partie du système urinaire : les reins, les uretères, la vessie et l’urètre. Si elles ne sont pas traitées dans le temps, ces inflammations bactériennes des voies urinaires pourraient causer de graves dommages à la vessie et aux reins. Comment se manifestent ces infections urinaires ? Quelles en sont les causes ? Les explications dans ce guide.

Les principaux types d’infections urinaires et leurs causes

Les formes les plus courantes d’infections urinaires sont bien la cystite, qui affecte la vessie, et une maladie plus grave qui affecte les reins, que l’on appelle la pyélonéphrite. À ces deux pathologies s’ajoute un troisième type d’infection urinaire, l’urétrite, qui affecte principalement l’urètre. Les infections urinaires sont causées par des bactéries localisées dans le rectum, dans l’urètre, dans la vessie ou encore dans les reins. Autre facteur qui cause ces infections est l’intrusion de bactéries dans les reins via la circulation sanguine.

Très courantes chez la femme sexuellement active, les infections des voies urinaires peuvent également survenir chez les enfants souffrant de spina bifida, une malformation congénitale de la colonne vertébrale. En effet, ces sujets ne peuvent pas sentir le trop-plein de la vessie en raison de la malformation dans la colonne vertébrale et les membres inférieurs. En conséquence, la vessie ne se vide pas régulièrement, ce qui conduit à un excès permanent de l’urine résiduelle. Or, une telle situation pourrait entraîner des calculs urinaires ou des calculs vésicaux, ainsi que la pyélonéphrite ou la lésion rénale.

En résumé :

  • La cystite est la forme d’infection urinaire la plus courante, qui toucherait près de 2 000 000 de femmes. Elle est associée à l’intrusion de la bactérie Escherichia qui se propage autour de l’anus. On parle alors d’infection lorsque cette bactérie remonte l’urètre pour se propager dans la vessie.
  • La pyélonéphrite est une complication de la pyélonéphrite lorsque celle-ci n’est pas soignée dans le temps. Les bactéries se prolifèrent alors de la vessie vers les reins, ce qui constitue une infection nécessitant un traitement en urgence.
  • L’urétrite est une infection de l’urètre, liée à la prolifération d’agents infectieux tels que la chlamydia et le gonocoque. Dans ce cas, les professionnels de santé parlent plus spécifiquement de maladie sexuellement transmissible.

Infections urinaires : quelles complications ?

Les infections urinaires se compliquent rarement, mais elles peuvent déboucher sur de plus graves pathologies en l’absence d’un traitement adéquat. Il faut savoir que les complications ne touchent que les personnes qui ont appris à vivre avec une maladie sous-jacente telle que le diabète. De même, l’affaiblissement du système immunitaire peut également donner un avantage à la bactérie gram négatif Klebsiella Pneumoniae, responsable des infections urinaires dites « nosocomiales » (acquises en milieu hospitalier).

Les complications des infections urinaires :

  • La prostatite : l’homme qui présente des infections urinaires récidivantes risque de subir une complication affectant la prostate. La prostatite est une inflammation de la prostate, pouvant occasionner des douleurs lors de la miction ou de l’éjaculation, ainsi qu’une sensation d’inconfort dans la région pelvienne. Un traitement antibiotique suffit généralement pour traiter la prostatite, et les symptômes associés disparaissent généralement en 2 semaines.
  • Une infection rénale peut également survenir lorsque les bactéries se déplacent de la vessie vers les reins. Elle ne constitue généralement pas une menace grave en elle-même, mais sans un traitement adapté, l’infection rénale pourrait causer des dommages irréversibles aux reins.
  • L’insuffisance rénale : les infections urinaires récidivantes peuvent parfois endommager les reins et déboucher ainsi sur une insuffisance rénale. De même, les infections rénales chroniques ou persistantes, peuvent causer des dommages irréversibles. Enfin, les infections urinaires causées par un calcul rénal ou par une hypertrophie de la prostate peuvent endommager les reins. Cette complication survient souvent lorsque le calcul rénal ou l’hypertrophie ne sont pas traités dans le temps.

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