La DMLA, la microphtalmie et l’anophtalmie

La DMLA, principale pathologie de l’œil

La dégénérescence maculaire liée à l’âge – DMLA- , est une maladie entraînant la malvoyance touchant 1 million de personnes en France, de manière plus ou moins avancée. C’est un véritable enjeu de santé publique notamment chez les personnes de plus de 50 ans étant donné le constat d’un allongement de la durée de vie des français.

Il a été prouvé qu’un lien existe entre cette maladie et l’accumulation de macrophages, ces cellules du système immunitaire dans la région de la rétine. Leur fonction étant d’éradiquer les bactéries, ces macrophages parviennent parfois à détruire peu à peu les cellules de la rétine oculaire.

Quelques gènes qui sont induits dans la DMLA neutralisent l’élimination naturelle des macrophages ce qui engendre leur accumulation.

La microphtalmie et l’anophtalmie

En second lieu, on dénote également comme pathologie de l’œil touchant de nombreuses personnes dans notre société, la microphtalmie ou l’anophtalmie.

Dans les deux cas, il s’agit de pathologies impactant le globe oculaire : atteint de microphtalmie, l’enfant naît avec un globe oculaire trop réduit tandis que diagnostiqué d’anophtalmie, l’enfant naît avec une absence de globe.

Il faut savoir que ces deux pathologies touchent un nouveau-né sur 10 000 dans le monde qui puis est, elles peuvent entraîner d’autres dysfonctionnements d’ordres génitaux ou cardiaques. Maladies complexes, elles sont souvent reliées à une déficience intellectuelle.

On a pu découvrir qu’au moins trente gènes participent à l’apparition de ces malformations de naissance, ce qui laisse le champ encore ouvert à la recherche.

L’impact des écrans sur la vision

Même si l’impact des écrans sur la vision n’a pas été prouvé, on constate néanmoins qu’en cas d’utilisation prolongée, de nombreuses pathologies plus ou moins grave peuvent surgir notamment en raison de l’activité de proximité que requiert la lecture à l’écran.

Cette activité récurrente peut entraîner le développement de la myopie en particulier ou de manière moins grave des troubles temporaires des yeux.

En premier lieu, il convient de savoir que lorsque nous avons une activité régulière et continue sur écran, a fortiori sur des tablettes ou smartphones, plus petits qu’un écran d’ordinateur, nos yeux clignent moins souvent ce qui entraîne une diminution de la fréquence de clignotement des yeux. Du coup, cela engendre une sécheresse oculaire génératrice de picotements aux yeux et de larmoiements. A noter, qu’en général ces symptômes cessent une fois la lecture à l’écran terminée mais peuvent perdurer selon la fréquence d’utilisation notamment chaque jour.

D’autre part, on constate d’autres maux engendrés par une utilisation trop prolongée des écrans, notamment la fatigue musculaire : en effet, les muscles moteurs dépositaires de l’ajustement du point de vue sont inlassablement sollicités ce qui entraîne une fatigue musculaire en fin de journée.

Enfin, si la lumière bleue peut avoir un impact sur le cycle de sommeil, le retardant ou le perturbant, aucune étude n’a dévoilé son incidence sur la santé des yeux.

Les métiers de la vision

En France, on relève quatre principaux métiers relatifs à la vision : l’ophtalmologiste, l’orthoptiste, l’oculariste et l’opticien.

L’ophtalmologiste

L’ophtalmologiste aussi appelé ophtalmologue est un médecin spécialiste des yeux, pouvant déceler avec ses appareils les troubles de la vision tels que l’astigmatisme, la presbytie, l’hypermétropie ou la myopie. Il peut corriger ses pathologies notamment avec la prescription de verres correcteurs adaptés à chacun. En outre, il a la capacité d’intervenir chirurgicalement pour toute opération de cataracte ou de remplacement de cristallin.

L’orthoptiste

L’orthoptiste va intervenir dans le champ d’actes d’exploration, de réadaptation et de rééducation de la vision dans le but de pallier à des anomalies fonctionnelles de la vision voire à utiliser des appareils. Sous couvert de la présence d’un médecin ophtalmologiste, l’orthoptiste pourra réaliser des rétinographies non mydriatique, des campimétries, périmétries, contrôler la sensibilité aux contrastes ou la vison des couleurs.

L’oculariste

L’oculariste est spécialisé dans la création et l’ajustage de prothèses oculaires en verre, synthétiques ou en résines. En effet, suite à un traumatisme ou une maladie il est parfois nécessaire de remplacer esthétiquement l’absence d’un œil car la prothèse ne saurait redonner la vue. L’oculariste va pouvoir établir des prothèses personnalisées qui s’adapteront au mieux possible à la cavité de l’œil de chaque patient. Il essaiera de créer une prothèse la plus fidèle à l’autre œil : couleur du blanc de l’œil, iris, veinage, taille… .

L’opticien

L’opticien est reconnu comme technicien supérieur qui a validé sa formation d’opticien lunetier dispensé dans des structures privées ou publiques telles que l’école d’optique ISO. Les opticiens sont donc des professionnels spécialisés dans la vente et le conseil de produits afférents aux lunettes et à leurs accessoires. Non soumis de la surveillance d’un code de déontologie réglementaire ou d’un conseil de l’ordre, ils n’en gardent pas moins une capacité de conseils en matière de vente et de suivi.

C’est ainsi que la communauté des spécialistes de la vision sont sollicités pour pallier à vos problèmes de vision qu’ils soient de naissance ou relatifs au vieillissement, consécutifs aux nouvelles pratiques de travail ou de divertissement sur écrans. Véritable enjeu de société, la santé des yeux implique toute la chaîne des praticiens, de l’opticien jusqu’aux chercheurs afin de résoudre au mieux ces différentes pathologies.

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